• + La mort et moi.

    Informations utiles : Je ne suis pas une psychopathe, non non, j'ai juste des idées bizarres et une imagination qui peut paraitre surprenante. v_v

  • J'ai toujours était un bon commédien. Mais cette femme ne le savait pas. Non, en réalité personne ne le sais. Personne ne sait qui je suis.
    Moi-même je sais juste une chose de ma personne :
    J'aime la mort. Je suis amoureux d'elle.

     

      Je marche lentement. Je marche depuis longtemps.
    Je ne sais pas où je vais, je ne sais pas où ils m'emment.

    J'entend de l'eau. Des goutes d'eau qui s'écrasent sur le sol humide dans un bruit sourd.
    Mes pieds nus sont glacés, je ne sens plus mes orteilles.
    Le sol est froid, trop froid, il fait sombre et je ne vois presque rien.
    Mon cerveau m'a laché alors que des questions se bousculent dans ma tête.

    Où m'emment-ils ?
    Que me veulent-ils ?
    Qui sont-ils ?

    Mais aucune réponse ne vient.

    Je marche encore un moment quand soudain nous entrons dans une pièce qui me semblent moins sombres que le long couloir d'où je viens.

    Et, sous mes yeux fatigués se dessine alors un décor de film d'horreur.

    La pièce, blanche, a été recouverte de sang. L'odeur métalique me monte à la tête et  mon estomac me fait vomir les restes de mon dernier repas sur le sol écarlate.

    On me jette, je me cogne sur la table au milieu de la salle et perd connaissance.

    Lorsque je me réveille enfin, je suis attaché sur la table qui m'a faite perdre connaissance.

    J'essaye de me débatre, en vain, je suis trop bien attaché.

    La peur, l'horreur, la terreur ne me tentent même pas.
    C'est sur maintenant.

    Je vais mourrir.

    Ah.... Un étrange sentiment me submerge.

    Alors, c'est à ce moment là que je l'entend. Le cri de la mort tout proche.

    Il provient de ma droite, de la salle qui doit se trouver à ma droite.
    Un cri à vous glacer le sang.
    Le cri aigu d'une femme torturée.

    Puis, le silence revient.

    Elle est morte, sans doute.

    La porte de ma salle s'ouvre en grinçant. On vient de rentrer. Mon heure est arrivé.

    Une femme vêtue d'une blouse blanche taché de rouge se place au dessus de moi.

    Un rictus horrible fend son visage et ses yeux aveuglés par le désire de tuer sont entourés de profondes cernes. Elle ressemble à un mort vivant.

    Je dois m'enfuir, vite. Je ne veux pas mourrir, pas maintenant et pas comme ça !

    Alors, me vient une idée stupide. Tellement stupide qu'un rire nerveux m'échappe.

    Elle s'approche :

    - La mort te fait rire mon petit ?

    Oh oui, la mort me fait rire ! J'aime cette idée !

    Et, comme je l'avais prédit, avec ce couteau qu'elle tiens depuis son entrée, elle lève son bras et plante sa main sur moi.

    Je suis libre !

    En une fraction de seconde, j'ai eu le temps de me tourner. Elle a coupé le liens qui me retenait.

    Je lui balance un coup de pied dans les côtes, elle s'éffondre.
    Un coup derrière la tête, elle dort.

    Lorsqu'elle se reveille. Elle est à ma place, sur la table, attachée. J'ai le couteau.
    Alors, s'en perdre de temps, l'arme attérit dans sa poitrine.

    Elle hurle de douleur, je sourit de bohneur.

    Alors, je m'approche de son visage et lui chuchote à l'oreille :

    - Je ne peux pas mourrir et vous le saviez !

    Dans un ultime souffle, elle réussit à ajouter :

    - Qui es-tu réellement ?

    - Bonne question.

     

    Si vous voulez une suite va falloir demandez.


    7 commentaires
  •  Après ce léger contre-temps, il est temps que mes affaires reprennent. 
    J'impreinte les vêtements de cette malheureuse pour ne pas me faire repérer et part de cet endroit lugubre comme si tout cela ne s'était jamais passé.

    En chemin, je repense à la question que cette femme m'a posé...

    Qui es-tu réellement ?

     J'ai répondu : Bonne question.

    Oui, je ne sais pas moi-même qui je suis mais je connais mon histoire et la raison pour laquelle je suis moi, ce gars dont l'âme-soeur est la mort.

       Dans mon enfance, mon père me battait, tous les jours pour toutes les raisons possibles. Il a tué ma mère mais seul moi suis au courant , tout le monde a cru à un accident. Tous les jours je ressentait un truc bizarre que je ne ressens plus aujoursd'hui. Je crois c'était une sorte de peur. Oui c'est ça ! J'avais peur de mon père, que je vais plutôt appeler "cet homme".

    Donc, cet homme, m'était devenu insupportable, je ne pouvais plus vivre ainsi. Alors, m'ai venu une idée agréable, jouissive.....

    J'ai pris le couteau de cuisine de ma chère mère, suis monté sans bruit dans la chambre de cet homme et, ai enfoncé l'objet tranchant dans sa poitrine.

    C'est à ce moment que je l'ai eu, le coup de foudre. Je l'ai vu, la mort, je l'ai senti sous mes doigts, s'installer dans le corps de cet homme désormais sans vie.
    Je l'ai trouvé magnifique, elle, qui vous prend discrètement et fait disparaître ses rivales, sa rivale, du nom de vie.

       Ensuite, je ne fus pas accusé du meurtre de cet homme. J'étais un enfant a "problèmes mentaux", "malade" ou encore "psychologiquement dérangé".
    Ce que j'ai bien rit !
    On m'a emmené dans hôpital avec tous ces fous ! 
    Comme si moi je l'étais aussi !
    C'était insupportable.
    Ils ne pouvaient pas comprendre ce que je ressentais, je devais la revoir, j'avais besoin de ma bien aimée.
    J'ai donc ôté la vie de 2, 3 gardiens et je me suis évadé !

       A l'heure qu'il est, j'habite une maison en bois, en périférie de la ville, à l'orée de la forêt. Personne ne vient jamais me déranger.
    Les gens auraient-ils peur de moi ? Je ne ferais pourtant pas de mal à une mouche.... La vérité est que cette maison est abandonné et que je suis toujours recherché.

    Lorsque j'arrive enfin devant chez moi, je m'empresse de rentrer et de descendre au sous-sol pour la retrouver. 

    En bas, il fait froid et tout est humide. Une odeur métallique me monte à la tête, c'est la même que dans ce sous-terrain ou d'autres fous m'avaient enfermés...
    Elle est toute proche. J'ouvre une porte, entre dans la salle qu'elle relie et regarde avec tendresse ma prochaine victime.

    Ce soir, nous fêterons nos retrouvailles.


    3 commentaires